MITHRA ET LE CHRISTIANISME

I1 se peut ue le Crépuscule des Dieux ait eu lieu au passage du Lion, avec l'imposition de Saturne

 

 

 

 

Résonnances du culte de Mithra

-Kronos. Ainsi, la promesse que Wotan avait faite à Baldur se serait réalisée plusieurs fois. Les Dieux ressuscitent sous des noms différents, dans le Cancer, les Gémeaux, le Taureau, le Bélier; mais pas les Poissons. Ils retournent, ils reviennent, pour se donner à eux-mêmes la possibilité de la vraie Résurrection et du triomphe, forçant la porte de sortie du monde du Démiurge, le mettant en déroute au cours de la Guerre Sainte qu'ils ont entreprise. C'est dans le Bélier que les Dieux reviennent avec Mithra, le "Sacrificateur du Taureau".

Nous devrons nous concentrer sur son histoire symbolique, parce que le drame qui survient ici nous affecte directement tout au long de l'Ere des Poissons, qui a été, par malheur, la nôtre. Si dans le Bélier ce fut Baldur qui revint sous l'identité de Mithra, dans les Poissons c'eût dû être Wotan ressuscité en Kristos. Dans le yash X, du Zenda Avesta, le Livre Sacré des zoroastriens de Perse, Mithra naît sur la montagne mythologique Hara Bérèzaith (le Meru des hindous), où se trouve aujourd'hui l'Elbruz dans le Caucase, contrepartie physique du Hara Bérèzaith, de même que le Kailas pour le Meru en Inde. Il porte une épée dans la main et un mundus dans l'autre. C'est le Kosmokratôr des Grecs, le Régent de l'Univers. Parfois on le représente avec une torche à la place de l'épée; parce qu'il est aussi le Porteur de Lumière, l'envoyé du Soleil.

La roche de la montagne contient du feu et de la lumière; une pierre à feu, une pierre de lumière. De là surgit Mithra, Dieu du Feu et de la Lumière. Il existe aussi des représentations de Mithra pendant d'un arbre, comme Wotan. En tous cas, Mithra naît le 25 décembre (date reprise par le christianisme), de la petra genetrix, de la Pierre, du lapis. Pour ceux qui ont quelque connaissance de l'Alchimie il ne sera pas difficile de comprendre que cette histoire est une histoire symbolique et ésotérique, qui fait référence à la naissance de Rebis, cet être artificiel, qui se produit à la fin de l'opus, de l'Oeuvre, comme produit de l'Invention de lapis, la Pierre Philosophale. On a trouvé la Pierre, qui est Feu et Lumière (Pierre à feu) une Escarboucle tombée de Vénus, de l'Étoile du Matin. C'est pour cela que Wolfram von Eschenbach nous dit en son Parzival que le Gral est une Pierre chue de la Couronne de Lucifer (Phosphoro = Vénus = Lucifer). Et dans le Kristianisme Ésotérique on affirme que "Tu es Pierre et sur cette Pierre sera édifiée la Grande Oeuvre". La Cathédrale, l'Église. (Voir annexe).

Il existe, en outre, d'autres représentations de la naissance de Mithra, avec la présence de pasteurs, ce qui ne devrait pas nous étonner, puisqu'il s'agit de l'Ere du Bélier, de l'Agneau. Cela aussi a été transposé à la naissance de Jésus, sous la forme d'un plagiat, en lui attribuant une signification sociale et une connotation judaïque de "lutte des classes", " d'humble naissance", de "rébellion des esclaves", des "pasteurs". Une interprétation de locataires, de la part d'une religion exotérique et anthropomorphique, édifiée sur le ressentiment et la subversion.

Quand Mithra naît (renaît), avec Lui se trouvent deux étranges personnages, qui sont ses aides, ou témoins. Deux serviteurs nommés Cautès et Cautopatès. (Ce qui nous fait souvenir de la révélation alchimico-tantrique de Mozart, dans La Flûte Enchantée, avec Pamino et Pamina, Papageno et Papagena.) Un de chaque côté du Dieu ressuscité, ou naissant. Ils portent des torches. Cautès dirige le feu vers le haut et Cautopatès vers le bas. Ils symbolisent ainsi le jour et la nuit. Le Temps, puisque Dieu est entré à nouveau dans le Temps et va y entamer son combat avec le Taureau, avec le Démiurge. Les deux figures énigmatiques sont aussi des représentations de l'Aiôn gnostique, du Zervân perse (curieuse similitude avec servant, domestique), du Sarapis égyptien, du Kronos grec et du Saturne romain. Tous sont régents du royaume des morts. Zervân contrôle le Temps indéfini; c'est-à-dire, l'Éternel Retour. Pour les zervantistes iraniens, Ahura Mazda, le Dieu des zoroastriens, et Ahriman, le Démon, tirent leur origine de Zervân, le Temps, de même que Mithra pour sa renaissance comme Dieu-Homme. Mais, pour Zarathustra, Zervân est seulement un intermédiaire au service d'Ahura Mazda. La position humble et secondaire de Cautès et Cautopatès, comme aides et témoins du processus de la Résurrection, nous signalerait que c'est Zarathustra qui a raison, et non les zervantistes. L'Aiôn est seulement le régent d'un cycle démiurgique, le signalisateur d'un temps, d'une Ere astrologique, lui aussi prisonnier du Démiurge. (Peut-être volontairement?) Les témoins apportent et retirent la Lumière. Et sans cette illumination personne ne verrait ce qui se passe par là. Ils sont, donc, la conscience, qui est donnée par le Temps, par Saturne, et qui s'immortalisera avec le guerrier aryen, s'il parvient à vaincre dans le combat alchimique contre le monde illusoire du Démiurge.

Mithra est aussi appelé "le Voleur du Taureau" parce qu'il dérobe un taureau pour le sacrifier à l'intérieur d'une caverne. Ce thème très étrange du vol se répète constamment dans les histoires mythiques. Héraklès va lui aussi voler les pommes d'or du Jardin des Hespérides, et Jason vole la Toison d'Or à Médée avec l'aide de Médée, cette soror mistica. Je crois que le Gral doit aussi être volé. Dans ce monde ennemi nous sommes des étrangers, sur ce champ de bataille, et nous sommes entrés " comme un voleur dans la nuit"... Et bientôt, ce Cautès-et-Cautopatès se transforme en Bon et Mauvais Larrons de la légende kristique, du Kristianisme Esotérique. (Et ce sont Demas et Cystas dans le christianisme judaïque, deux cipayes). En vérité, le Temps, KronosSaturne, c'est le Larron, puisqu'il dérobe les images de notre vie, la jeunesse et l'existence entière. Cautès et Cautopatès symbolisent le Temps, le passage du Jour à la Nuit, de la Lumière à l'Obscurité. Parce que toute l'Histoire racontée ici s'accomplit à l'intérieur du Temps - de même que toute histoire qu'on puisse raconter - où un Dieu est retourné pour le vaincre et récupérer l'Éternité. Mais maintenant de façon consciente.

 

LA MESSE MITHRAÏSTE

Messe, du latin messis, récolte, offrande. Feriae messis, fête romaine des moissons. Missus, envoyé. Mesias, le Soleil, envoyé annuel qui fait mûrir les fruits. Nous l'avons dit, à chaque nouvelle Ere astrologique on commence à raconter la même Histoire sur la naissance d'un Dieu et son incarnation parmi les hommes. Une impulsion, une énergie puissante recommence à se projeter, donnant vie à l'Archétype, le revêtant de symboles et d'un habillage correspondant au temps nouveau, avec le déplacement du point vernal par rapport à la terre et aux constellations du Zodiaque. Et elle explose dans l'Inconscient Collectif des hommes, donnant aux héros une autre possibilité de s'enflammer d'enthousiasme et de pouvoir capter le message et son sens, ouvrant la Porte Etroite, ou Fenêtre de sortie de cet Univers. Déroutant le Démiurge. A l'origine du Temps, il y a Wotan crucifié sur la roche, ou sur un frêne. Là-bas, dans le nord des glaces, dans 1'Hyperborée recemment perdue, Aryana Baiji, le Continent primitif des aryens polaires, Asgard. Le Kristos grec, le Kosmokratôr, ou Kosmokristos, c'est Wotan. Esprit Solaire, anima mundi, crucifié sur les quatre règnes de la Nature, selon Platon. Mithra est aussi Wotan; parce que tous sont Wotan. L'Archétype ne se personnalise que très rarement. Sa venue parmi les humains est comme un feu qui s'étend, un incendie inextinguible. Les hommes ne font que contribuer à sa propagation, au cours d'un Âge déterminé. Ce sont les mages ou Magis perses (Mage -"Celui qui sait"), prêtres de Zarathustra, du Mazdéisme, qui favorisèrent la religion et le culte de Mithra, en accord avec leur propre religion zoroastrienne; parce que Mithra serait un intermédiaire, ou le Fils d'Ahura Mazda. C'est ainsi que les zoroastriens prétendaient s'adapter à l'Ere du Bélier. .(La ressemblance entre le nom aryo-perse de Magi et le Machi araucan ne laisse pas d'être étrange à première vue. En allemand le Ch se prononce comme le g espagnol, ce qui donnerait exactement Magi...) Il y a des signes indubitables de wotanisme chez Mithra. Comme Wotan, Lui aussi est accompagné d'un corbeau et d'un chien - degrés, en outre, de l'initiation mithraïste. Curieusement, le corbeau s'appelle Korax, et Korakenke était le nom du Corbeau de l'Inka, ou Inca. De plus Korava est aussi le corbeau et le nom sanscrit de l'un des camps dans la Grande Guerre du Mahabharata. Les Korava et les Pandava deviennent les Vanes et les Ases de la saga germanique. D'autre part, nous avons déjà dit que l'Inka était un Viking, descendant et adorateur de Wotan. Comme tous les héros solaires, Mithra lui aussi réalise une série de travaux symboliques, qui devraient bénéficier à ceux qui le suivront.

En plus de sacrifier le taureau, il boit et donne à boire son sang, au cours d'une cérémonie liturgique et ritualiste, comprenant la consécration du sang et sa transmutation en Liqueur de Vie Éternelle (refrigerium) par la descente d'une Force d'en-haut, d'un Autre Univers. Le sang du Taureau a été transmuté en sang-de-Mithra. Puis il mange et donne à manger de la chair du Taureau, également transsubstanciée en sa propre chair ("Prenez et buvez, ceci est mon sang; prenez et mangez, ceci est ma chair"). La cérémonie magique est une répétition ab aeterna de la cérémonie aryenne hyperboréenne de la Minnetrinken, quand les gerreris bersecos buvaient leur propre sang astral, le Sôma, comme les rois de 1'Atlantide buvaient la liqueur du Gral dans des coupes d'orichalque. Les anciens aryens perses buvaient l'Ahoma. Cette Messe Mithraïste est célébrée après le départ de Mithra, seulement par les initiés de plus haut grade, par les "Pères".

Un autre grade est celui de "Lion". Le "Père Suprême" est le Chef de l'Église de Mithra. Et Père, ou Saint Père, devient aussi le nom du Pape de l'Église chrétienne de Rome. En outre, Pape veut dire père. Un autre grade de la religion ésotérique de Mithra est Mile, le soldat, d'où proviennent les mots milice et militaire. Tout le culte de Mithra est célébré en latin, et parvient à avoir une influence et une importance énormes chez les légions de l'Empire romain, parce que Mithra est "le Seigneur des Armées" et que sa religion est guerrière, de sorte que la Légion romaine se conforme, presque ésotériquement, à un principe mithraïste. (...) C'est aussi de la "Milice" mithraïste que se seraient inspirés les guerriers assassins perses, du "Vieux de la Montagne". Les couleurs des officiants de Mithra sont alchimiques. La curie chrétienne de Rome s'en emparera ultérieurement. Les légions romaines portent le culte de Mithra jusqu'aux confins de l'Empire. En Espagne, les Corridas de Taureaux sont une relique de ce culte, et elles furent à l'origine religieuses et ésotériques. Le "costume de lumières" du torero correspond aux couleurs alchimiques des degrés initiatiques du mithraïsme et le rituel de la Corrida est sacré, hiératique. Avec le temps la Corrida s'est exotérisée, grégarisée. Mais le roi Alphonse le Sage en son Code "Les Sept Parties", interdisait le paiement en argent et tout gain matériel à la "Fiesta Brava". Parce que les Corridas de Taureaux sont une Messe archaïque, du Bélier, avec ses antécédents encore plus anciens, dans le Taureau et sa "Danse des Abeilles", des prêtresses vierges du Minotaure, en Crète. Mile est le soldat au service volontaire de Mithra, qui affronte le combat héroïque comme ascèse guerrière, comme gnôsis, contre les puissances de ténèbres et au service du Dieu de la Lumière, de Mithra, d'Ahura Mazda. Le torero lui aussi, de même que Mithra, se purifie dans le sang du Taureau, en même temps qu'il rédime l'animal. Ils vont surmonter la chute, purifier le métissage avec l'homme-animal, le "péché racial" des Dieux et des Héros.

Dans certaines messes mithraïstes le vin consacré remplaçait le sang comme boisson. Le sang de l'animal était transsubstancié, de même qu'en alchimie se produit la transformation du plomb en or Le représentant de Mithra sur terre est le Pater Patrum, Père des Pères, le "Grand Pasteur", le Summus Pontifex. Il donne les sept degrés de l'initiation, chacun sous la protection d'une planète. Le Pater est protégé par Saturne. Les emblèmes du Pater sont un anneau et un sceptre, symboles de la sagesse et du marié en Mithra. Toutes choses reprises par l'Église romaine. Mais le Pater est aussi un Magi. Il n'y aurait rien de mal dans ce plagiat commis par le christianisme, s'il ne s'était agi uniquement d'attirer dans ses rets les légions romaines, convertissant et désarmant matériellement et spirituellement les guerriers, les castrant moralement. Ils ont fait le même coup avec le wotanisme, et la conversion forcée des saxons. Plagiat, spoliation, falsification et corruption du divin de ce qui est plein de Sens dans la formation réelle d'un Archétype.

 

MITHRA EXTRAIT L'EAU DE LA PIERRE

Un des miracles de Mithra a consisté à extraire l'eau de la Pierre, en la frappant avec une épée. (Souvenons-nous Excalibur a été extraite d'une roche). Eau de la Vie Éternelle, fons perennis. Et Anna perennis était le nom de la boisson magique des romains. C'est à Moïse, le "sauvé des eaux" que l'on attribuera plus tard un acte similaire : frappant le rocher dans le désert avec la Baguette ou le Caducée du Pharaon, il fera surgir l'eau pour calmer la soif des gens de l'exode. Mais tout cela aussi a été exotérisé, pour l'appliquer à l'histoire nationale juive, alors même que Moise n'était pas juif, mais égyptien, nommé Osarsiph et peut-être prêtre d'Aton, qui dut s'échapper après le triomphe des prêtres d'Amon et la déroute d'Amenophis IV, dit Akhenaton. Avec l'abolition de son culte monothéiste. Mithra est représenté coiffé du bonnet phrygien, celui-là même qu'utilisaient les rois de l'Atlantide pour sacrifier le taureau et boire son sang dans des coupes d'orichalque, selon Platon. Ce bonnet équivaut à l'uraeus des pharaons égyptiens, la tête de cuivre émergeant de leur front. Les uraeus sont au nombre de sept, le nombre des shakras et des degrés de l'initiation mithraïste. Celui du front représente le Serpent Kundalînî, déjà activé, le pouvoir du Vrîl ; c'est-à-dire, la Baguette, le Caducee, le Sceptre, 1' Épée. L'énergie capable d'extraire la force occulte de la Pierre, du lapis, et de faire renaître un Dieu, et l'Âge d'Or. L'or alchimique, Aurum potabile, que l'on boit et qui donne la vie éternelle. Le Sôma, l'Ahoma, Anna Perennis, la Quintessence, la Liqueur Philosophale. Le Bonnet Phrygien est plié vers l'avant, formant un saillant pareil à l'uraeus. Il représente aussi Kundalîni, et a été offert au héros comme récompense par les Dieux. Mithra le porte et le héros devra le mériter, découvrant le message caché dans son symbolisme.

La protubérance sur le crâne de Buddha signifie également la Kundalînî active. Il est extrêmement curieux que ce soit du culte et de la "Messe" de Mithra que vienne la coutume de se saluer en se serrant la main droite, junctio dextrarum. Le pater sacrum, le mystagogus, l'Initiateur, salue ainsi l'adepte, l'heliodromus, le Courrier du Soleil, à l'instant où il lui accorde ce degré d'initiation. Ni les romains, ni les grecs, ni les hindous ne se saluaient de cette manière. C'est un salut initiatique du zoroastrisme, qui s'est corrompu comme tant d'autres choses. (...) Ainsi se saluèrent Mithra et le Soleil, établissant leur Pacte.

 

ANNEXE

Nietzsche et la "Pierre" On n'a jamais prêté suffisamment d'attention à la déclaration de Nietzsche, comme quoi il a obtenu son expérience de l'Éternel Retour auprès d'une roche (pierre, lapis), et sûrement aussi son intuition d'une possible sortie, vers "quelque chose qui n a pas été imaginé, pas même par les plus grands utopistes". "A six mille pieds d'altitude et auprès d'une grande roche en forme de pyramide", nous dit-il. J'ai été voir cette pierre, à Sils-Maria, en Engadine. Là, où se rejoignent les "Deux Chemins" de Zarathustra, dans un "Midi de Révélation". Nous ne pouvons savoir si Nietzsche était conscient de la symbologie alchimique ni s'il nous a livré un message clus, chiffré, sur la roche-pierre-lapis et l'Eternel Retour, avec l'éternité du Temps "zervantiste", iranien (de Zarathustra), et la possible sortie, vers "un Univers régi par d'autres lois que celles de la mécanique", ou par "aucune loi" Asgard, le monde des Asen! - et les "Deux Chemins", qui avec le "Midi" (qui est le Minuit) forment Trois (nigredo, albedo, rubedo). Nous pourrions aussi penser que cela s'est fait tout seul, sous la pression de l'Archétype, ou des Dieux, et que les choses sont venues à Nietzsche, "désireuses de se convertir en symboles", pour utiliser ses propres paroles. Et l'ont rendu fou. Il est intéressant de se souvenir que dans la littérature épique de l'Inde il est dit que les Vimanas, ces objets volants qui apparaissent sur d'anciennes gravures hindoues et mogholes, "sont faits de pierre". Dans le style figuratif hindou, il s'agirait également d'Alchimie, d'Ars Regia. Ainsi, le Vimana, cet objet volant non identifié serait le héros ressuscité, grâce à l'Ars, avec sa chair de vâjra rouge, et élevé au ciel avec une autre matière ou substance. (L'ascension aux Cieux à Asgardde Wotan-Mithra-Kristos, avec son corps).

Sous l'aspect synchronistique et planétaire, il est nécessaire de révéler que l'époque la plus grande et la plus élevée de l'histoire inconnue de la terre est précisément celle qu'on appelle le Paléolithique, de la pierre non polie, très supérieur au Néolithique et à tout ce qui s'ensuit. La pierre n'était pas polie, non parce qu'on ne savait pas, mais parce qu'on ne voulait pas le faire. Les roches étaient prises et laissées à "l'état critique", on les choisissait de manière à ce qu'elles fussent susceptibles de se transfigurer, de se dématérialiser, se changeant en autre matière, pour léviter. C'est pourquoi le Vimana, comme objet, comme vaisseau spatial, était fait de pierre, de cette pierre philosophale, non polie. La Pierre et le Héros étaient un. Ce secret est encore gardé dans les Externsteine et à Stonehenge. Le fait que Nietzsche ait donné à sa plus belle oeuvre le nom de Zarathustra, le prophète perse, ne peut avoir été accidentel. Sa révélation de l'Eternel Retour trouverait son aspect le plus riche non pas chez les grecs, mais dans le Mazdéisme zoroastrien. Parce que même si Zervân, comme Aion, de même que Kronos, contrôle une partie du Temps infini, une portion, ou Age, le Temps comme totalité les surpasse, même Ahura Mazda, le Dieu de la Lumière. Et s'il en était vraiment ainsi, alors les choses devraient se répéter dans l'infinité du Temps, les énergies limitées, les Dieux, les Aiones et les Démons. C'est l'Eternel Retour, à l'intérieur de cet Univers concentrationnaire, "régi par les lois de la mécanique". Mais il y a un "Temps non encore usé", il y a une Autre Situation, "qui n a pas été imaginée, même par les plus grands utopistes". . . Asgard! Zarathustra, "Splendeur du Soleil" aurait vécu plus de six mille ans et son maître aurait été Vahumano, que l'on confond avec Melquisedec.