NIOBÉ : Niobé est le nom de deux héroïnes distinctes, mais que les traditions tendent a confondre. 1. L'une d'elles est une Argienne, fille de Phoronée et de la Nymphe Télédîcé (ou encore Cerdo, ou Péitho). Elle est la première des mortelles à laquelle se soit uni Zeus. Avec lui, elle engendra Argos et (selon Acousilaos) Pélasgos. Niobé, fille du premier homme, est la première femme mortelle, la " mère des vivants ".

 

 

 

 

 

 

2. L'autre Niobé est la fille de Tantale, et, par conséquent, la soeur de Pélops. Elle épousa Amphion et lui donna (disent la plupart des mythographes) sept fils et sept filles. Les sept fils s'appelaient Sipylus, Eupinytos, Isménos, Damasichthon, Agénor, Phaedimos, Tantale: les filles étaient Ethodaea (ou Néère), Cléodoxa, Astyoché, Phthîe, Pélopia, Astycratia et Ogygia. Ce nombre est variable selon les auteurs. Dans la tradition homérique, il est question de douze enfants, six fils et six filles : dans la tradition tragique, il y en a vingt, dix fils et. dix filles; enfin, Hérodore d'Héraclée n'en comptait que Cinq : deux fils et trois filles. Par son mariage, Niobé figure parmi les héroïnes thébaines. Heureuse et fière de ses enfants, Niobé déclara un jour qu'elle était supérieure à Lèto, qui elle, n'avait eu qu'un fils et une fille. La déesse l'entendit, se sentit offensée, et demanda à Apollon et Artémis de la venger. Ce que firent les deux divinités, qui tuèrent les jeunes gens de leurs flèches. Artémis tua les filles Apollon, les garçons. Deux seulement, dit-on, furent sauvés, un garçon et une fille. Celle-ci, de la terreur que lui avait causé la mort de ses frères et de ses soeurs, devint pâle, et elle prit le nom de Chloris. Elle épousa plus tard Nélée. Dans la version de la légende telle qu'elle est racontée dans I'Iliade, les enfants de Niobé demeurèrent sans sépulture pendant dix jours ; le onzième, les dieux les enterrèrent eux-mêmes. Dans la version plus récente, Niobé, dans sa douleur, s'enfuit auprès de son père Tantale, à Sipylos (ou sur le mont Sipyle, en Asie Mineure), où elle fut transformée en rocher par les dieux. Mais ses yeux continuèrent de pleurer, et l'on montrait la roche qu'avait été autrefois Niobé, et d'où coulait une source. Il existait une autre légende de Nîobé, qui explique différemment le meurtre de ses enfants. Là, Niobé était la fille d'Assaon, qui l'avait mariée à un Assyrien du nom de Philottos celui-ci fut tué au cours d'une chasse, et Assaon devint amoureux de sa fille. Niobé refusa de se donner à lui ; alors Assaon invita ses petits-fils (au nombre de vingt), et pendant le repas, mît le feu au palais. Ils furent tous brûlés. Assaon, pris de remords, se suicida. Niobé, ou bien fut transformée en pierre, ou bien se jeta du haut d'un rocher.
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